Rodilhan


Rodilhan


Rodilhan est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Ses habitants s'appellent Rodilhanais et Rodilhanaises.

Géographie

Les communes de Nîmes, Marguerittes, Manduel et Bouillargues sont limitrophes de la commune de Rodilhan.

Rodilhan est l'une des 79 communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale SCOT du Sud du Gard (voir lien) et fait également partie des 41 communes du Pays Garrigues Costières.

Toponymie

du nom d'homme latin Rutilius et suffixe -anum. Rodilanum (cartulaire de Notre-Dame de Nîmes, chapitre 176) en 1108

Histoire

Des hameaux vers un village

Depuis la période romaine jusqu’au siècle des Lumières, au travers des invasions barbares, du Moyen Âge et des guerres de Religion, Rodilhan s’est lentement bâtie, parfois dans la douleur. Les documents sont souvent rares avant le XVIIe siècle et les recherches difficiles. La ville n’échappe pas forcément à cette règle, mais il faut quand même constater que l’on retrouve souvent le village cité dans les ouvrages relatifs à la vie religieuse de Nîmes et Saint-Gilles entre autres. Ainsi les cartulaires, compoids ou chapitres de ces villes font référence aux endroits de la commune que nous associons maintenant à des lieux-dits, des quartiers, des terres.

Deux principaux hameaux associés à des prieurés formeront avec Rodilhan l’ossature principale de l’habitation. L’évolution géographique et démographique fera se rassembler les populations autour du hameau de Rodilhan. Le plus important, tant par sa situation stratégique qu’historique, était le hameau de Quart. Ménard pense que la position de ce village, au quatrième milliaire sur la voie Domitienne, lui a fait donner le nom de Quart. Situé sur le Vistre, il fut sans doute de par son lieu de passage obligatoire sur le trajet vers Beaucaire, une source de revenus par péage. Les légendes prêtent de nombreuses batailles à cet endroit, dont une ayant fait près de 30 000 morts entre Clotaire, fils de Clovis, et les Wisigoths.

Nous retrouvons trace de « villa Quarto » et de « Sanctus Martinus » (église de Saint-Martin) qui est « in villa Quarto » dans le cartulaire de ND de Nîmes en 921. Le hameau de Quart, Saint-Martin de Quart et le Pont de Quart sont encore mentionnés en 1547 avant que les guerres de Religions ne mirent un terme à son existence. En 1573, les Calvinistes rasèrent Saint-Martin de Quart, les rares habitants ayant échappé au massacre se réfugièrent à Rodilhan ; on dit que les matériaux récupérables de Saint-Martin servirent à construire l’église paroissiale. Aujourd’hui, le lieu-dit des « Vicaresses » en est le dernier souvenir.

De l’autre côté de la commune, en bordure du chemin des Canaux, repérable grâce à la petite chapelle cachée dans les cyprès, devait se situer le hameau de Polvelières. Domaine romain attesté dès les premiers temps de l’occupation romaine, une vente passée en 913 entre les propriétaires de la « villa Vols » et le prévôt Ansemir transforma ce domaine agricole privé en prieuré civile dédié à saint Jean Baptiste. Le hameau de Polvelières faisait partie de l’assise de Calvisson. Le seigneur de Manduel en avait la haute et basse justice. En 1322, d’après l’estimation de cette assise, le hameau ne se composait que de deux feux. La quiétude des lieux, la ferveur chrétienne des occupants et la qualité de vie prirent fin en 1541 ; les guerres de religion, une fois encore, ont fait raser le hameau. Tout comme pour Saint-Martin de Quart la population, mais également le titre d’église rurale de Saint-Jean, se transportèrent à Rodilhan.

A la fin du XVIIe siècle, le marquis de Calvisson inféoda la haute justice de Rodilhan à Joseph de Fabrique, conseiller au présidial de Nîmes.

La propriété se remonta petit à petit et en 1653, pratiquement reconstituée, elle passa par héritage à Raymond de Chanaud. Ce dernier voulut rétablir l’église première, ce qui fut fait en 1708. C’est cette chapelle, consacrée et bénie en 1871, que nous voyons à l’heure actuelle. Au XVIIIe siècle, le prieuré simple et séculier de Saint-Jean de Rodilhan valait 3 000 livres.

Une commune

En 1789, les révolutionnaires, marqués par l'esprit cartésien et la philosophie des lumières, et sous l'impulsion de Mirabeau, créent les communes à partir des paroisses, les cantons, les districts, les départements. Le , l'Assemblée nationale votait une loi créant les communes désignées comme les plus petites divisions administratives en France. Toutes les communes avaient le même statut, disposaient d'un conseil municipal élu par les habitants, d'un maire, d'une maison commune, la mairie, afin d'accueillir les réunions du conseil et l'administration municipale. Mais dans un certain nombre d'endroits, la paroisse ne devint pas une commune : ce sont plusieurs paroisses qui déterminèrent cette entité.

Ainsi les paroisses de Bouillargues, Caissargues, Garons et Rodilhan constituèrent une seule et même commune : Bouillargues, par décret du . Bien que peu d'écrits nous parvinrent, période de troubles aidant, nous ne pouvons qu'imaginer l'amertume de certains habitants que nous trouvons exprimée quelque temps plus tard, dans le compte-rendu d'un conseil municipal du  : « ce n'est pas sérieusement que les habitants de Garons se prévalent de la difficulté, surtout dans l'hiver, de faire à Bouillargues les déclarations de naissance, de décès ». C'est d'ailleurs Garons qui, la première, obtiendra son « indépendance » et se verra ériger en commune le par une ordonnance de Louis-Philippe. L'exemple ne passera pas aussi facilement inaperçu : les paroisses de Caissargues et Rodilhan vont commencer aussi à exiger leur séparation.

Si Caissargues crée en 1854 une commission syndicale et obtient en 1904 ce qu'elle réclamait, les Rodilhanais tarderont un peu plus. Trois sièges étaient attribués aux Rodilhanais pour siéger en conseil municipal. Leurs voix, peu prépondérantes, ne pesaient que peu dans l'administration de la ville, et l'antériorité de ténacité et d'amour pour leur paroisse des rodilhanais ne pouvaient que renforcer la population dans son désir d'autonomie. Ainsi en 1889, une première commission spéciale est créée pour étudier la demande rodilhanaise, mais ne donne rien. Les évènements politiques ont certainement aidé à ce que cette demande revienne régulièrement sans aboutir. Une demande sera faite auprès du conseil général le , une autre en conseil municipal le . Un travail plus important commencera après la Seconde Guerre mondiale et finira par aboutir par l'arrêté du préfet du Gard du érigeant le hameau de Rodilhan en commune. La parution au Journal officiel se fera les 18 et . La commune sera composée, plus ou moins, des territoires de l'ancienne paroisse et de parcelles cédées par la commune de Nîmes. En 1860, le territoire de Rodilhan se déterminait ainsi : est - moulin de Manduel et le Mazet ; nord - moulin de l'hôpital et mas de Peyre (ou mas des Isles) ; ouest - Mas du rat, la campagne de Carbonnel et la maison de plaisance dite de Polvellière. Le mas du Pont de Car, de Bourges et de Laval et la guérite sise en face du mas de Laval en bordure de la ligne de chemin de fer.

Le une « délégation spéciale » formée de Edmond Allier, président, Étienne Bautias, assesseur et Paul Navel, assesseur est nommée pour gérer les affaires de la nouvelle commune. La population de Rodilhan sera de 308 habitants, convoquée aux urnes le pour élire son conseil municipal.

Plus jeune commune du département du Gard, Rodilhan fête en 2012 son cinquantenaire au travers d'un festival Label Rue, réunissant artistes et habitants.

Politique et administration

Liste des maires

Canton

Rodilhan fait partie du canton de Marguerittes. Le canton dépend de l'arrondissement de Nîmes et de la première circonscription du Gard

Intercommunalité

La commune fait partie de la communauté d'agglomération Nîmes Métropole (CANIM), dont le siège se trouve à Nîmes.

Politique environnementale

Finances locales

Jumelages

Canale (Italie)

Ville italienne du Piemont, province de Cuneo, jumelée avec Rodilhan depuis 1971. Depuis 2008 des échanges annuels ont vu le jour avec une consolidation des chartes de jumelages par de nouvelles signatures. En c'est une cinquantaine de rodilhanais qui ont assisté aux célébrations des 750 ans de la commune de Canale.

Suncuius (Roumanie)

Ville roumaine située au Nord-Ouest de la Roumanie aux portes de la Transylvanie. Rodilhan est jumelée avec cette commune depuis le .

Echanges de courrier avec des scolaires, participation à la fête du village, venue d'enfants de Suncuius pendant l'été sont quelques-unes des actions déjà entreprises.

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1962. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005.

En 2017, la commune comptait 2 878 habitants, en diminution de 2,87 % par rapport à 2012 (Gard : +2,56 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Enseignement

Lycée Marie-Durand

Santé

Sport

Flash Futsal Nîmes Rodilhan : créé en 2005, le club spécifique de futsal traditionnel, affilié à l'Association Française de futsal , évolue en Kappa Ligue Futsal (niveau national), et dispose de deux équipes réserves évoluant en Championnat du Gard Elite et Honneur. Le club a pris part à la Coupe des Champions UEFs en 2013 ainsi qu'à la coupe d'Europe UEFs en 2008, 2011, 2014. Le club a fourni également bon nombre d'internationaux au futsal AMF (Michel Tedeschi, Redda Belkrier, El Aimer, Cariat, Clément Granjon…)

Cultes

Économie

Revenus de la population et fiscalité

Emploi

Entreprises et commerces


Culture locale et patrimoine

Héraldique

Lieux et monuments

  • Lycée agricole de Rodilhan
  • Domaine de Donadille : Exploitation pédagogique du Lycée agricole, caveau ouvert toute l'année.
    Créé en 1960, Le domaine de Donadille de Rodilhan a été fondé par la chambre d’agriculture du Gard pour servir de support pédagogique aux filières de l’enseignement supérieur. Construit sur le Mas de Donadille, il a fait l’objet de toutes les attentions de l’enseignement public afin d’en faire un lieu privilégié de l’enseignement. Depuis, le lycée Marie Durand a formé des générations de professionnels qui exercent leurs techniques dans la France entière. La cave propose des vins issus du travail des élèves et met en place lors d’événements des microcuvées réalisées par les classes du CFA et du CFPPA.

Arènes de Rodilhan

Les arènes sont le théâtre chaque mois d'octobre d'un festival taurin organisé par le Club taurin Paul Ricard « Toros y caritad », dont les fonds sont reversés à une association caritative. Cette manifestation est chaque année perturbée par des manifestants anti-corrida, des heurts ayant eu lieu dans les rues de la commune avec les forces de l'ordre, notamment en 2013, puis les années suivantes,.

Le , 95 militants du Comité Radicalement Anti-Corrida (CRAC) investissent les arènes afin d'empêcher le déroulement d'une corrida. Une trentaine d'entre eux déploient des banderoles dans les gradins tandis que les autres s'enchaînent entre eux au milieu de la piste. Certains aficionados réagissent de manière virulente à cette provocation et s'en prennent aux manifestants qui avaient reçu comme mot d’ordre de ne pas répondre aux violences. Plusieurs dizaines de plaintes pour « violences » dont une pour « attouchements sexuels » sont transmises au parquet de Nîmes,. Le maire Serge Reder a, quant à lui, porté plainte contre les militants anti-corrida pour entrave, usage de fumigènes, et insultes.

Le le tribunal correctionnel de Nîmes dans le cadre du procès de Rodilhan, condamne deux aficionados à 12 mois de prison dont 6 avec sursis, et 10 mois de prison dont 8 avec sursis pour de nombreux faits de "violences commises en réunion". Neuf autres aficionados sont condamnés à des peines de prison avec sursis, et d'autres à des amendes. Le maire de Rodilhan, Serge Reder, est condamné pour sa part à 1.500 euros d'amende. Un seul des prévenus, un éleveur de taureau qui avait affirmé ne pas avoir participé aux violences, est relaxé et un seul entend faire appel. Un seul militant anti-corrida, Jean-Pierre Garrigues, président du Comité radicalement anti-corrida (Crac Europe), poursuivi en tant qu'organisateur d'une manifestation non autorisée, est condamné à quatre mois de prison avec sursis et 2.000 euros d'amende.

Notes et références

Notes

Références

Voir aussi

Articles connexes

  • Liste des communes du Gard

Liens externes

  • Site officiel de la commune de Rodilhan
  • Rodilhan sur le site de l'Institut géographique national
  • Site officiel de la Communauté d'agglomération de Nîmes Métropole
  • Portail des communes de France
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  • Portail des droits des animaux

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