Musée de la Romanité de Nîmes


Musée de la Romanité de Nîmes


Le musée de la Romanité de Nîmes est un musée situé face à l'amphithéâtre romain de Nîmes, dans le département du Gard et la région Occitanie. Il a ouvert le .

Au cœur de la cité nîmoise, face aux arènes bimillénaires, ce musée archéologique présente les collections de la ville, qui s’animent grâce à 65 dispositifs multimédia (réalité augmentée, technologies audiovisuelles). Les origines de Nîmes sont évoquées par les vestiges d’un fronton monumental qui orne l’atrium central du musée. L’escalier à double révolution entraîne le visiteur à l’époque gauloise, puis au cœur de la vie quotidienne romaine, à la découverte de la ville et de ses habitants il y a près de 2 000 ans. Il traverse ensuite le Moyen Âge, jusqu’à l’époque contemporaine, pour découvrir l’influence de la romanité au fil des siècles.

Dans l’architecture contemporaine d'Elizabeth de Portzamparc, une toge de verre plissée dont les lames de verre évoquent une mosaïque, ce lieu est à la fois musée scientifique, restaurant, jardin méditerranéen. Son toit-terrasse offre une vue à 360° sur les lieux nîmois les plus emblématiques.

Naissance du musée de la Romanité

En 2006-2007, des fouilles archéologiques préventives ont lieu dans les allées Jaurès avant des travaux. Lors de ses recherches une domus (maison romaine) et deux mosaïques nommées Achille et Penthée ont été découvertes en excellentes états de conservation. Ces pièces sont qualifiées par les spécialistes de « plus belles pièces après celles de Pompéi ». Cette découverte va alors renforcer la volonté de Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes, de créer un nouveau musée contemporain. En effet, il souhaite présenter ces œuvres d'une grande rareté tout en conservant celles conservées dans l'ancien musée archéologique de Nîmes datant du XIXe siècle.

À la suite d'un concours d'architecture confrontant en phase finale trois architectes, Rudy Ricciotti, Elizabeth de Portzamparc et Richard Meier, les trois projets ont été exposés en au Carré d'art et le jury a choisi le projet d'Elizabeth de Portzamparc.

La pierre inaugurale du musée est posée le .

Le de la même année, des pièces archéologiques monumentales de la collection et autour desquelles le musée est construit, telles que les mosaïques de Bellérophon et des bornes milliaires, jusque-là exposées au musée archéologique du cloître des Jésuites, sont transférées au chantier du musée à l'aide de grues,.

Le le projet du musée remporte le prix Future Heritage Award, qui récompense la plus belle création contemporaine créant un futur héritage culturel.

Après plus de cinq années d'études et de travaux, le musée ouvre au public le .

Historique de la construction

Le parcours permanent

Epoque préromaine (VIIe siècle av. J.C / Ier siècle av. J.C)

Le musée de la Romanité propose de vivre une immersion dans la vie quotidienne des Romains et de découvrir une maison gauloise entièrement reconstituée. De plus, l'immersion est accentuée par la présence de plusieurs dispositifs multimédias.

La période romaine (Ier siècle av. J.C / IIIe siècle apr. J.C)

La collection du musée présente une multitude d'objets du quotidien. Le cheminement se fait entre des découvertes sur l'urbanisme, l'habitat, les habitudes journalières mais aussi sur les décors de vie des Romains... Parmi les pièces les plus spectaculaires, la mosaïque de Penthée (« plus belles pièces après celles de Pompéi ») ou la reconstitution de la Domus Villa Roma.

La période médiévale (Xe au XVe siècle apr. J.C)

Durant la période médiévale, la ville se rétrécie et certains vestiges antiques se trouvent ensevelies ou réutilisés. Les arènes sont transformées en une enceinte fortifiée, avec en leur centre des habitations et lieu de culte. L'église Saint-Martin est détruite en 1622, et les maisons ainsi implantées dans les arènes sont démolies entre 1786 et 1809. Du lieu de culte subsistent quelques blocs sculptés de bas-reliefs, remontant au début du XIVe siècle, mêlant des sujets d'inspiration profane ou religieuse, conservés au Musée lapidaire, puis transférées dans ce nouveau musée. Ces bas-reliefs constituent une des illustrations de cette période médiévale. Y figurent également divers objets, sculptures, marmousets, etc.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

  • Sophie Flouquet, « Nîmes, les nouveaux habits de la romanité », Le Journal des arts no 373, juillet/

Articles connexes

  • Histoire de Nîmes
  • Musée archéologique de Nîmes
  • Liste de musées en France

Liens externes

  • Site officiel du musée de la Romanité
  • Le musée de la Romanité sur le site officiel de la ville de Nîmes
  • A+Architecture
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