Ansacq


Ansacq


Ansacq est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Ansacquois et les Ansacquoises.

Géographie

Localisation

La commune se situe à 61 kilomètres au sud d'Amiens, à 23 kilomètres à l'est de Beauvais, à 35 kilomètres à l'ouest de Compiègne et à 54 kilomètres au nord de Paris.

Topographie et géologie

La commune s'étend entre 60 mètres et 151 mètres au-dessus du niveau de la mer. La mairie du village se situe à 70 mètres d'altitude. Le village se situe dans un vallon formé par les vallées Rotinet et du Foulandreau naissant sur le plateau d'Auvillers. Le point culminant du territoire est situé près de la limite communale avec Agnetz, au nord-est, tandis que le point le plus bas se trouve en contrebas de l'étang du château d'Ansacq, à la limite sud de la commune avec Bury. La ferme du Plessier-Bibault, au nord, se situe à 149 mètres d'altitude. La cavée de Neuilly, à l'est du chef-lieu, se trouve entre 120 et 125 mètres au-dessus du niveau de la mer. Au sud-est débute également le vallon de la vallée Monnet, orienté vers le sud. La commune se situe en zone de sismicité 1.

Hydrographie et eau potable

La commune est traversée par le rû de Moineau, affluent du Thérain. Prenant sa source dans la vallée du Foulandreau, en amont d'une source captée, il traverse le village puis passe au Vieux-château avant de quitter la commune par la sud. Un second ruisseau prend sa source dans la vallée Rotinet avant de rejoindre le rû du Moineau au lieu-dit la Hergerie. Une troisième petit ruisseau naît depuis une source située rue Bertrand avant de rejoindre le rû du Moineau dans un petit étang quelques mètres plus loin. Deux autres étangs plus étendus se trouvent près du Vieux-château. La vallée Monet, bien que ne possédant pas de ruisseau, se trouve également dans le bassin versant du Thérain. Les zones les plus basses du territoire se trouvent au-dessus de plusieurs nappes phréatiques.

Voies de communications et transports

La route départementale 929, ancienne route nationale 329 reliant Beaumont-sur-Oise à Clermont-en-Beauvaisis et Brunvillers-la-Motte à Albert est le principal axe routier traversant la commune. En arrivant d'Angy au sud-ouest, son itinéraire longe d'abord la limite communale à l'ouest du territoire puis passe ensuite au sud de la ferme du Plessier-Bibault, avant de rejoindre Clermont, au nord-est. La route départementale 144, reliant Angy à l'intersection entre la D 110 et la D 540 près de Neuilly-sous-Clermont, passe au vieux-château (au sud) puis par traverse le village par la Grande-Rue. Elle rejoint ensuite Neuilly-sous-Clermont par la route de Neuilly, à l'est. Une route communale passant par la rue d'En-Haut relie également le village au hameau d'Auvillers, à l'est (commune de Neuilly-sous-Clermont) et une seconde relie cette dernière à la route départementale 929 (au nord-est).

La gare ferroviaire la plus proche est celle de Mouy-Bury à 4 kilomètres au sud-est sur la ligne de Creil à Beauvais. Située sur la ligne de Paris-Nord à Lille, la gare de Clermont-de-l'Oise se trouve à 5 kilomètres au nord-est.

La commune d'Ansacq est desservie par plusieurs lignes de transports scolaires rejoignant le collège de Mouy et les établissements secondaires de l'agglomération de Clermont.

L'aéroport de Beauvais-Tillé se trouve à 21,6 km à l'ouest de la commune et l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle se trouve à 39,4 km au sud-est. Il n'existe aucune liaison entre la commune et ces aéroports par des transports en commun.

La commune est traversée par le sentier de grande randonnée n°124 (GR 124), reliant Cires-les-Mello (Oise) à Rebreuviette (Pas-de-Calais). Son itinéraire rejoint la route départementale 144 et la Grande-Rue puis quitte le village par la rue du Val avant de se diriger vers Thury-sous-Clermont. Les circuits 3 (de la vallée Monnet) et 4 (le Camp des Cerfs) du GEP Centre Oise traversent également le territoire. Le parcours du sentier de grande randonnée 225 (GR 225) suit la rue du Val puis se dirige vers la vallée Foulandreau et Neuilly-sous-Clermont.

Milieux naturels

Hormis les espaces bâtis, qui s'étendent sur 21 hectares (2,5 % de la surface communale), le territoire est composé à 63,4 % de cultures sur plus de 530 hectares. Les espaces boisés, principalement situés sur les coteaux des vallons d'Ansacq et de la vallée Monnet, occupent toute l'étendue des vallées du Foulandreau et Rotinet. Une parcelle de la forêt de Hez-Froidmont dépend également de la commune. Ils rassemblent 238 hectares pour 28,5 % de la superficie. Les vergers et prairies regroupent 37 hectares, et les espaces humides que sont les étangs du château et les zones marécageuses autour du rû du Moineau comprennent 6 hectares,. La forêt de Hez-Froidmont et ses bois périphériques ainsi que les coteaux de la vallée Monnet (de Mérard et de Cambronne-lès-Clermont) sont inscrits en Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type 1,. Un corridor écologique potentiel traverse la commune des coteaux du vallon où se trouve le village et se prolonge jusqu'à la forêt de Hez-Froidmont, au nord.

Turnbull & Asser

Urbanisme

Hameaux et lieux-dits

L'habitat communal est essentiellement situé dans le chef-lieu. On compte deux écarts : la ferme du Plessier-Bilbaut au nord et le Vieux Château au sud

Morphologie urbaine

Toponymie

Le village s'est appelé Antiacum en 969[réf. nécessaire].

Histoire

L'existence du village remonte à la plus haute Antiquité, certains vestiges, aujourd'hui disparus, attestaient du passage des Romains. Les Normands détruisirent le village au IXe siècle de même que les communes voisines. Le village fut vraisemblablement très rapidement rebâti.

Renaud II de Trie fut seigneur du fief du Plessis-Billebaue,

Politique et administration

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005.

En 2018, la commune comptait 275 habitants, en augmentation de 1,48 % par rapport à 2013 (Oise : +1,44 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (7 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,7 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,4 %, 15 à 29 ans = 17,1 %, 30 à 44 ans = 27,1 %, 45 à 59 ans = 25,7 %, plus de 60 ans = 8,5 %) ;
  • 48,3 % de femmes (0 à 14 ans = 23,7 %, 15 à 29 ans = 16 %, 30 à 44 ans = 26 %, 45 à 59 ans = 29 %, plus de 60 ans = 5,4 %).

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

La commune ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire :


  • Église Saint-Lucien : Elle suit un plan cruciforme réduit à sa plus simple expression, et réunit une nef romane à un transept et un chœur de style gothique primitif, le croisillon sud ayant toutefois été rebâti entièrement à la période flamboyante. Il n'y a pas de bas-côtés ni de véritable clocher, et le petit clocher en charpente au-dessus de la croisée du transept est dépourvu de cloche. Hormis les baies flamboyantes des murs latéraux du croisillon sud et du chevet, et les vestiges de multiples transformations des ouvertures, le seul élément remarquable de l'église est son portail monumental roman. Il se caractérise par une triple archivolte surmontée de deux frises et richement décoré de divers motifs, tant dans les voussures, sur les chapiteaux que sur les piédroits. La nef est recouverte par de fausses voûtes en plâtre, tandis que transept et chœur sont voûtés sur croisées d'ogives. Ils se signalent par leur construction soignée.

On peut également signaler :

  • L'ancien château : À la sortie du village, vers Mérard, subsistent les vestiges du château fort d'Ansacq, datant du IXe siècle. Commandé par un lieutenant dépendant du capitaine de Mouy, il fut démoli par l'invasion des Normands. Les douves étaient alimentées par le ru d'Ansacq. L'entrée comprenait un bâtiment auquel on accédait par un pont-levis. Dans la muraille on observe encore les entailles où viennent s'encastrer les montants du pont-levis lorsqu'on le relevait. À chaque extrémité, les restes de deux tours peu élevées subsistent.
  • Le nouveau château : Château Renaissance garni de tourelles et entouré de fossés alimentés par le ru d'Ansacq qui forme un beau plan d'eau. Les fortifications, en partie détruites par les guerres de religion, ne sont plus représentées que par les bâtiments de la ferme. Le domaine a appartenu au secrétaire du connétable de Bourbon. Le cardinal de Mazarin, en disgrâce, s'y réfugie en 1651. La Révolution le confisque sur les biens du comte de Provence, futur Louis XVIII. Le domaine devint la propriété du duc de Mouchy, de la Société Noury-Land de Venette, de monsieur Bernard Bécret, agriculteur, et enfin de madame Isabelle Gruet, l'actuelle propriétaire. Le château possède également un jardin d'agrément inscrit au préinventaire des jardins remarquables.
  • Calvaire, sur la route du Val, offert par Adolphe Cyrille Fulion.
  • Monument aux morts.

Personnalités liées à la commune

  • Le cardinal de Mazarin a probablement passé plusieurs jours au château d'Ansacq lors de La Fronde au XVIIe siècle.
  • Pierre de Popillon, chevalier, né à Ansacq et mort en 1584.[réf. nécessaire]

Héraldique

Voir aussi

Bibliographie

  • Antoine-Joseph Warmé, Mouy et ses environs : Ansacq, Beauvais, Impr. de D. Père, , 520 p. (lire en ligne), p. 197-224

Articles connexes

  • Liste des communes de l'Oise

Liens externes

  • Site de la mairie
  • Ansacq sur le site de l'Institut géographique national
  • « Dossier complet : Commune d'Ansacq (60016) », Recensement général de la population de 2016, INSEE, (consulté le 6 juin 2020).
  • « Ansacq », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales (consulté le 7 juin 2020).

Notes et références

Notes

Références

  • Portail de l’Oise
  • Portail des communes de France

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