Raray


Raray


Raray est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Géographie

Localisation

Raray est situé dans la plaine agricole du Valois, à 11 km au nord-est de Senlis et à 13 km à l'ouest de Crépy-en-Valois. La distance routière de Senlis est de 12 km, et Paris est éloigné de 52 km par Senlis et l'autoroute A1. La commune de Raray se compose du village qui lui a donné son nom, ainsi que du hameau de la Borde, situé à l'extrémité nord-est du territoire communal. Ce hameau se réduit à une ferme et quelques maisons.

Le village est implanté au centre du territoire communal, de petite dimension. Le bourg le plus proche de Raray est Verberie, à 6,5 km. Quelques commerces (boulangerie, auberge, bar-tabac-presse) existent également à Villeneuve-sur-Verberie, éloigné de 2,8 km.

Accès et transports

Cette autoroute passe à seulement 650 m à l'ouest du centre du village, mais il n'y a aucun échangeur avant Senlis. Le village est traversé par deux routes départementales, la RD 100 Pontpoint - Le Plessis-Belleville comme axe nord-sud, et la RD 26 qui fait un crochet par Rarat. Elle relie la commune à Senlis par Ognon et la RD 932a, et à Verberie par la RD 932a également. Par ailleurs, la LGV Nord passe par Raray à l'est de la commune, dans un sens nord-sud. Raray ne dispose toutefois d'aucune gare. Les transports en commun se réduisent aux transports scolaires ainsi qu'à des cars pour le marché de Senlis, le mardi et vendredi (aller-retour dans la matinée).

Topographie et relief

Les surfaces agricoles vouées aux grandes cultures occupent la majeure partie du territoire communal, qui présente l'aspect d'un paysage utilitaire laissant à peine la place à un ou deux arbres solitaires. De ce fait, le bois du Haut-Montel et de Raray, au nord-ouest du village, présente une variation agréable ; située autour d'une butte-témoin de faible hauteur 129,3 m au-dessus du niveau de la mer), il est visible de loin. Ce sommet étant situé en dehors du territoire de Raray, l'amplitude des dénivelés n'est que de 30 m sur la commune avec son profil plutôt plat. Les cours d'eau sont absents sur la commune.

Sites naturels protégés

Raray entre dans le périmètre du parc naturel régional Oise-Pays de France pour la totalité de son territoire. Le bois du Haut-Montel et de Raray, situé en partie sur les communes voisines de Brasseuse et Villeneuve-sur-Verberie est protégée en tant que zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) type 1 n° national 220013834, à l'exclusion toutefois de la partie du bois intégrée dans le terrain de golf. En outre, l'ensemble de la commune de Raray fait partie du site naturel inscrit de la vallée de la Nonette (inscription par décret du ). Ce site inscrit a préfiguré le pParc naturel régional, son découpage étant à peu près identique avec la partie du Parc située dans l'Oise. - Au sud de Raray, la limite avec les communes voisines de Brasseuse et Rully est matérialisée par la chaussée Brunehaut, chemin rectiligne d'origine antique mais indatable, et aujourd'hui incorporé dans l'une des nombreuses variantes du chemin de Compostelle. Ce chemin de terre va de Senlis à Soissons, mais n'existe plus en continuité. Il n'y a pas de sentier de Grande Randonnée sur la commune.

Climat

Située à 131 km de la Manche, Raray connaît un climat océanique dégradé, comparable à celui du Nord de l'Île-de-France.

La station météorologique la plus proche est celle de Creil, qui constate des précipitations réparties également toute l'année, avec des maxima au printemps et en automne, le mois de février étant le plus sec, aboutissant à un total annuel des précipitations relativement modeste (690 mm à Creil).

L'amplitude thermique moyenne entre l'hiver et l'été ne dépasse pas 15 °C.

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour l'année 2008 :


Diagramme ombrothermique


Urbanisme

Typologie

Raray est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee,,,.

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris dont elle est une commune de la couronne. Cette aire regroupe 1 929 communes,.

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (80,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (76,7 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (14,7 %), forêts (4,7 %), zones agricoles hétérogènes (3,9 %).

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Toponymie

La localité apparaît pour la première fois dans les textes vers 1106 sous le nom Rareto. Selon Ernest Nègre, le nom de la commune signifierait : ensemble de sillons*.

Histoire

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

La commune se trouve dans l'arrondissement de Senlis du département du Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la quatrième circonscription de l'Oise.

Elle fait partie depuis 1801 du canton de Pont-Sainte-Maxence. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, où elle est toujours intégrée, a été modifié, passant de 13 à 23 communes.

Intercommunalité

Jusqu'au début de l'année 2009, la commune appartenait à la communauté de communes du Pays de Senlis qui regroupait 19 collectivités.

À la suite de désaccords profonds entre élus des communes membres, le préfet a décidé de dissoudre l'intercommunalité le .

Il autorise la création :
- de la communauté de communes des Trois Forêts (CC3F) avec les 5 communes de Senlis, Aumont-en-Halatte, Courteuil, Chamant et Fleurines.
- de la communauté de communes Cœur Sud Oise (CCCSO), regroupant treize communes et dont le siège était à Ognon, l'une des plus petites de l'intercommunalité.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants,, le schéma départemental de coopération intercommunale approuvé par le préfet de l'Oise le prévoit notamment la fusion de la communauté de communes des Trois Forêts et de la communauté de communes Cœur Sud Oise.

Après consultation des conseils municipaux et communautaires concernés, la nouvelle intercommunalité, recréant de fait l'ancienne communauté de communes du Pays de Senlis (sans Orry-la-Ville), dont la scission en 2010 avait créée ces deux intercommunalités, est constituée au par un arrêté préfectoral du sous le nom de communauté de communes Senlis Sud Oise, dont la commune est désormais membre.

Liste des maires

Turnbull & Asser

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004.

En 2018, la commune comptait 135 habitants, en diminution de 14,01 % par rapport à 2013 (Oise : +1,44 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (52 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 52 % d’hommes (0 à 14 ans = 19 %, 15 à 29 ans = 20,3 %, 30 à 44 ans = 15,2 %, 45 à 59 ans = 22,8 %, plus de 60 ans = 22,8 %) ;
  • 48 % de femmes (0 à 14 ans = 21,9 %, 15 à 29 ans = 11 %, 30 à 44 ans = 17,8 %, 45 à 59 ans = 24,7 %, plus de 60 ans = 24,6 %).

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Monuments historiques

Raray compte six monuments historiques sur son territoire, dont le château, ses balustrades, et deux autres ensembles architecturaux liés également au château.

  • Château de Raray (façades et toitures classées monuments historiques par décret du  ; deux plafonds peints du XVIIe siècle du rez-de-chaussée et du premier étage classés monuments historiques par arrêté du ) : du bâtiment Renaissance initial de 1522 ne subsistent que les façades du corps central, dont les fenêtres portent encore des traces de meneaux supprimés. Quant aux deux frontons des ailes latérales, vers l'est, ils datent des grands travaux d'embellissement exécutés pour le nouveau seigneur de Raray, Nicolas de Lancy, entre 1610 et 1620 : en segment de cercle, leurs tympans sont richement moulurées. Ils ont été remontés ici entre 1766 et 1781 quand le nouveau seigneur Antoine-Claude-Henry, marquis de Barres, puis son fils aîné Henry-François, fait de nouveau modifier profondément le château. Il fait démolir le vieux château qui subsistait encore à l'est, à l'endroit où se trouve aujourd'hui l'entrée à la cour d'honneur. Avec les pierres récupérées, le « pavillon neuf » au sud est construit en remplacement d'un bâtiment ancien, reliant jusque-là le château aux communs. Ce n'est donc que peu avant la Révolution que le château reçoit son visage actuel. Toutefois, l'entrée se situe à ce moment encore sur la place de l'église, et la grande perspective en prolongement de la cour d'honneur n'existe pas. Une dernière grande campagne de travaux a effectivement lieu entre 1890 et 1914 sous Henri de La Bédoyère, descendant de Henry de Barres, qui fait moderniser le château et démolir des vieilles maisons qui encombraient la perspective mentionnée. À ce jour, le domaine est toujours dans la même famille. Par ailleurs, Raray avait eu un jardin anglais, inspiré du parc d'Ermenonville et aménagé entre 1811 et 1828 sous la direction du paysagiste écossais Thomas Blaikie. Toutes traces en ont disparu,. - Le château de Raray fut le lieu de tournage en 1945 de certaines scènes du film La Belle et la Bête de Jean Cocteau. En 1988, un golf a été aménagé dans le parc.
  • Haies cynégétiques sur la cour d'honneur du château (classés monuments historiques par décret du ) : Ces deux longues balustrades monumentales au nord et au sud de la cour font la célébrité de Raray, et sont uniques en France. On les doit probablement au seigneur Nicolas de Lancy, et leur style indique clairement la fin de la Renaissance. Elles affichent le goût du seigneur pour la chasse, l'antiquité et l'Italie, s'inspirant effectivement de réalisations italiennes du XVIe siècle. Ce n'est pas un fruit du hasard, car Nicolas de Lancy avait épousé, en 1594, la fille d'un gentilhomme florentin. Elle garda d'étroites relations avec son pays, et le couple fit plusieurs fois le voyage de l'Italie. On suppose que des artistes italiens ont été engagés par de Lancy, et les sculptures auraient même pu être importées d'Italie. - Les haies cynégétiques reliaient initialement le château actuel au vieux château démoli en 1766, et étaient placées de façon diagonale, le vieux château étant moins large que l'actuel. C'est Henry de Barres qui fit terrasser et niveler la cour et l'avant-cour, et déplacer les balustrades, pour qu'elles soit parallèles l'une à l'autre. Ce fut une opération délicate qui se déroula entre le et le , des préparatifs jusqu'aux dernières finitions. - Dominées par des sculptures représentant des chiens de chasse, chaque balustrade comporte un portique central, surmonté d'un cerf pour le portique nord et d'un sanglier pour le portique sud : les scènes représentées par les animaux sculptés sur la corniche des balustrades sont donc la chasse au cerf et la chasse au sanglier. De part et d'autre du portique central, les balustrades sont percées de neuf ouvertures en plein cintre, surmontées de petits frontons par enroulement supportant chacun la sculpture d'un chien. Un chien sur deux est en position assise, les autres chiens étant en de différentes positions d’affût, voire d'attaque pour ceux au centre. Au total, chaque balustrade comporte ainsi vingt chiens (dont deux sur le portique au milieu). Le décor du niveau inférieur des balustrades s'inscrit dans une logique différente, sans rapport avec le motif de la chasse. Chacune des dix-neuf ouvertures est en effet encadrée par des niches, abritant des bustes féminins et masculins représentant des personnages antiques, montés sur des piédestaux (deux bustes montrent toutefois le seigneur de Raray et son épouse). Tandis que ces têtes sont toutes différentes, les cartouches en dessous de chaque niche se ressemblent tous. L'on ignore selon quelles critères les personnages des bustes ont été choisis.
  • Mur de clôture du domaine du château avec ses quatre tourelles, la Porte Rouge donnant sur la forêt et le mur pignon des anciennes écuries et son échauguette (inscrits monuments historiques par arrêté du , sauf pour la Porte Rouge qui est classée par décret du ) : Le parc du château est entouré par un mur d'enceinte datant de 1610-1620, dont l'élément le plus remarquable est la Porte Rouge au nord, contemporaine des balustrades. Elle tient son nom de la couleur de ses deux vantaux et donne accès à la forêt. C'est par ici que les chasseurs partaient pour traquer le gibier, et la fonction de cette porte triomphale est de célébrer la chasse. Le linteau est surmonté par une Diane assise entre deux lévriers, et supporté par des pilastres sous la forme de cariatides. Tout comme les haies cynégétiques, la porte a apparemment été déplacée ; une carte de 1723 l'indique à l'est du château. - Alors que la Porte Rouge n'est pas accessible à la visite car située sur le terrain de golf, deux des quatre tourelles d'angle du mur d'enceinte donnent sur la rue (RD 26 en provenance de Senlis). Elles n'ont pas de meurtrières, mais de simples orifices, et elles sont couvertes par des toits en pierre en dôme, ornés par une boule. Quant au pignon de l'ancienne écurie du château, il se situe rue Nicolas-de-Lancy, pratiquement face à l'église. Son échauguette en encorbellement a la particularité d'être d'un plan rectangulaire. Dans la cour de service du château contigüe à l'écurie, actuel parking du golf, se trouve un colombier rond ; il n'est cependant pas protégé au titre des monuments historiques.
  • Ferme du château avec manoir du XVIe siècle et colombier, sur la place à l'est du village (inscrite monument historique par arrêté du , à ne pas confondre avec l'écurie du château mentionné ci-dessus) : Le manoir Renaissance suit un plan en L avec des façades extérieures sur la rue Nicolas de Lancy au nord et la rue du Manoir à l'est, dont la dernière se distingue comme façade principale de par la qualité de sa construction. Elle est bâtie en pierre de taille blonde du pays, contrastant agréablement avec les deux échauguettes d'angle en encorbellement, qui sont en brique rouge. Elles conservent leurs meurtrières bien que celle de gauche a été percée d'une fenêtre. Toujours sur la façade principale est, les quatre baies par niveau sont reparties de façon asymétrique, celles de l'étage étant toutefois alignées sur celles du rez-de-chaussée. Sur les deux niveaux, les deux grandes fenêtres au centre sont à meneaux. Elles sont surmontées, au niveau du toit, par deux belles lucarnes à frontons en segment de cercle, ornés d'une boule. Le toit est couvert par des tuiles plates rouges. À gauche du manoir (c'est-à-dire au sud, le long de la rue du manoir), se trouve le grand colombier d'un plan rond, à toit en poivrière couvert des mêmes tuiles que le manoir.
  • Église Saint-Nicolas (classée monument historique par arrêté du ) : C'est un petit édifice d'un style gothique flamboyant assez pur, qui a été bâti probablement au cours des années 1520 / 1530. Ses parties orientales réutilisent des structures plus anciennes, et le clocher en bâtière, ainsi que la voûte de la chapelle Saint-Joseph au rez-de-chaussée, remontent au milieu du XIIe siècle. Tant à l'extérieur qu'à l'intérieur, l'architecture est soignée, ce qui se traduit notamment par le décor abondant du portail occidental, les piliers ondulés, la modénature complexe et les réseaux flamboyants aux lancettes à têtes trilobées, surmontées de soufflets et mouchettes. Toutes les travées sont voûtées d'ogives. L'église a bénéficié d'une restauration complète à la fin du XIXe et au début du XXe siècle,.
  • Portail et enclos de l'ancien presbytère, aujourd'hui mairie (inscrit monument historique par arrêté du ) : il date de 1621 et se présente dans un pur style Renaissance. L'arc cintré est surmonté par un fronton circulaire, soutenu par une corniche et orné d'une boule.
Autres éléments du patrimoine
  • Ancienne orangerie du château, rue Nicolas-de-Lancy : Elle a été transformée en restaurant quand cinq chambres d'hôte ont été aménagées dans les anciennes écuries du château en 1999.
  • Une tour haute de trente mètres, rue Nicolas-de-Lancy, au sud de l'orangerie : D'une esthétique controversée, elle a été construite entre 1901 et 1903 pour Henri de La Bédoyère. À l'origine, la tour supportait une éolienne servant à remonter l'eau du puits. Détruite par une tempête en 1921, elle n'a pas été remplacée, l'énergie électrique étant alors disponible.
  • Ferme Parmentier ou « petite ferme », rue Nicolas-de-Lancy / rue Jean-Cocteau, face à la ferme du château : Intéressante pour son petit manoir Renaissance du XVIe siècle avec des fenêtres à meneaux. Quand le marquis Henry de Barres devint seigneur de Raray en 1760, il réunit la petite ferme à la « grande ferme » en face. D'une architecture plus simple que le « manoir » de la ferme voisine, c'est surtout l'ensemble de deux manoirs de la même époque donnant sur une grande place dégagée et engazonnée qui est remarquable.
  • Pompes publiques : Avant l'adduction de l'eau potable dans les maisons, beaucoup de communes de la région ont installé des bornes-fontaines où les habitants pouvaient venir chercher de l'eau. Raray a cependant opté pour des pompes, solution moins onéreuse en l'absence de sources artésiennes, car ne nécessitant pas la construction d'une canalisation et d'une citerne. Ces pompes présentent un levier long de près de deux mètres, ce qui trahit la profondeur importante des puits. Le levier et le tuyau avec son robinet sont montés dans un bloc en pierre. Des telles pompes se trouvent, par exemple, devant le manoir de la ferme du château et rue du Son, derrière l'église.

Personnalités liées à la commune

  • Madame de Sévigné, cousine des Lancy, propriétaires du château, a séjourné à Raray.

Voir aussi

Bibliographie

  • Amédée Vicomte de Caix de Saint-Aymour, « Notices sur quelques communes rurales canton de Pont : V. Raray », Causeries du besacier : Mélanges pour servir à l'histoire des pays qui forment aujourd'hui le département de l'Oise, Senlis et Paris, A. Claudin et H. Champion, 2e série,‎ , p. 282-297 (lire en ligne)
  • Marc Durand et Geneviève Mazel, « Raray et son château », Bulletin du G.E.M.O.B., Beauvais, G.E.M.O.B., nos 90-91,‎ , 83 p.
  • André Hallays, « En flânant deux châteaux du Valois : Ognon & Raray », Journal des débats, Paris,‎ (lire en ligne [jpg])
  • Pierre-Louis-François Marquis de Luppé, « Les seigneurs de Raray du XVe au XVIIIe siècle », Comité archéologique de Senlis, Comptes-rendus et mémoires, années 1900-1901, Senlis, Imprimerie Eugène Dufresne, 4e série, vol. IV,‎ , p. 171-178 (ISSN 1162-8820, lire en ligne)
  • Marguerite Charageat, « Notes et documents sur l'histoire des châteaux d'Ognon et de Raray », Comptes rendus et mémoires de la Société d'Histoire & d'Archéologie de Senlis, années 1931-33, Senlis, Imprimeries Réunies, 6e série, vol. IV,‎ , p. 104-108 (ISSN 1162-8820, lire en ligne)

Articles connexes

  • Église Saint-Nicolas de Raray
  • Liste des communes de l'Oise

Liens externes

  • Site de la mairie

Notes et références

Notes

Références

  • Portail de l’Oise
  • Portail des communes de France

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