Rhuis


Rhuis


Rhuis est une commune française située dans le département de l’Oise en région Hauts-de-France.

Géographie

Localisation

La commune est située au pied du versant nord du plateau du Valois multien dans la vallée de l'Oise, entre Pont-Sainte-Maxence à l'ouest, et Verberie à l'est.

Ces deux bourgs sont éloignés de, respectivement, sept et trois kilomètres. Le chef-lieu d'arrondissement de Senlis, au sud-ouest, est distant de quinze kilomètres par les RD 100 et 923a, et celui de Compiègne, au nord-ouest, de dix-sept kilomètres par les RD 123 et 932a. La capitale est à une cinquantaine de kilomètres au nord.

Commmunes limitrophes

Géographie physique

La limite nord de la commune est représenté par le milieu de la rivière Oise.

Le point le plus bas de Rhuis se situe sur l'Oise, à 31 m au-dessus du niveau de la mer, mais la plaine fluviale allant jusqu'à la RD 123 dépasse à peine cette côte.

Le point culminant de la commune ne correspond pas au mont Catillon mentionné ci-dessus, mais se trouve en haut du versant est du vallon du Rouanne (mont Marauzet), sur le plateau du lieu-dit « la Montagne ». Atteignant une altitude de 116,4 m dans sa partie boisée, il s'agit en fait de l'extrémité nord-ouest du plateau du Valois. Les surfaces agricoles sur ce plateau sont accessibles depuis la vallée par deux chemins ruraux escarpés. Quant au versant ouest de la vallée du Rouanne, il ne se situe déjà plus sur le territoire communal, de petite dimension avec seulement 2,7 km². Jusqu'à son entrée dans le parc du château de Roberval, le Rouanne correspond par ailleurs à la limite avec la commune de Roberval. La limite avec la commune de Villeneuve-sur-Verberie se trouve dans un court vallon adjacent, appelé cavée dans la région, et portant le nom du « Fond de Noël ». Aucune route ne relie directement Rhuis et Villeneuve ; il faut passer par Roberval pour rejoindre la commune voisine.

Transports et déplacements

L'autoroute A1 passe près de la commune, à l'ouest, dans un sens nord-sud. L'échangeur le plus proche est l'échangeur n° 9 « Pont-Sainte-Maxence » sur le territoire de Longueil-Sainte-Marie, à six kilomètres par la route. Rhuis n'est pas desservie par les transports en commun en dehors des jours scolaires; la gare la plus proche est celle de Pont-Sainte-Maxence.

D'est en ouest, la commune est traversée par le sentier de grande randonnée GR 12 en tronc commun avec le GR 655, reliant Verberie à Senlis avec un grand détour par Fleurines. Dès l'arrivée au village en provenance de Verberie et jusqu'à la forêt d'Halatte, ce sentier emprunte toutefois des routes ouvertes à la circulation, dont la RD 100.

Hydrographie

La commune est drainée par plusieurs ruisseaux, le Fossé des Aiguillons et le ruisseau de Rouanne dans lequel je jette le ru du Moulin, et qui confluent l'un près de l'autre dans l'Oise.

L'Oise, qui constitue la limite nord de la commune, est un affluent de la Seine.

Il existait en 1832 deux moulins à eau, et l'Oise pouvait être franchie par un bac ou passe-cheval.

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (59,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (36,2 %), forêts (36,2 %), zones agricoles hétérogènes (23,1 %), eaux continentales (4,6 %).

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Climat

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs.

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat complétée par des études régionales prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Trumilly », sur la commune de Trumilly, mise en service en 1975 et qui se trouve à 10 km à vol d'oiseau,, où la température moyenne annuelle est de 10,9 °C et la hauteur de précipitations de 717,1 mm pour la période 1981-2010. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Le Bourget », sur la commune de Bonneuil-en-France, dans le département du Val-d'Oise, mise en service en 1920 et à 43 km, la température moyenne annuelle évolue de 11,2 °C pour la période 1971-2000 à 11,6 °C pour 1981-2010, puis à 12,1 °C pour 1991-2020.


Urbanisme

Typologie

Rhuis est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee,,,.

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris dont elle est une commune de la couronne. Cette aire regroupe 1 929 communes,.

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (59,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (36,2 %), forêts (36,2 %), zones agricoles hétérogènes (23,1 %), eaux continentales (4,6 %).

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Climat

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs.

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat complétée par des études régionales prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Trumilly », sur la commune de Trumilly, mise en service en 1975 et qui se trouve à 10 km à vol d'oiseau,, où la température moyenne annuelle est de 10,9 °C et la hauteur de précipitations de 717,1 mm pour la période 1981-2010. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Le Bourget », sur la commune de Bonneuil-en-France, dans le département du Val-d'Oise, mise en service en 1920 et à 43 km, la température moyenne annuelle évolue de 11,2 °C pour la période 1971-2000 à 11,6 °C pour 1981-2010, puis à 12,1 °C pour 1991-2020.

Urbanisme et environnement

Forme urbaine

Rhuis se caractérise par la forme dispersée de son habitat, qui s'organise autour d'une petite butte-témoin de 88 m de haut, le mont Catillon. Le village de Rhuis est situé au nord-est de la colline, avec les maisons implantées traditionnellement le long de la Grande rue orientée dans un sens est-ouest, parallèle à la RD 123. À partir du dernier tiers du XXe siècle, le village s'est étendu le long de la route de Roberval au sud, qui contourne la butte à l'est.

Dans le prolongement ouest de la Grande Rue, avant sa rencontre avec la RD 123, se trouve le hameau des Racques.

En se rendant ensuite en direction de Roberval par le chemin de Catillon qui contourne le mont Catillon à l'ouest, l'on arrive au moulin du Joncquoy, qui constitue également un hameau avec trois autres propriétés. Puis, encore plus au sud, en direction de Roberval, se situe le hameau de Bacouël.

Outre le village et les trois hameaux mentionnés, repartis donc tout autour du mont Catillon, la commune compte deux autres lieux-dits habités : le Moulin de la Plaine, au nord-est de la RD 123, et les Osiers, une maison à l'ouest du moulin du Joncquoy le long d'un chemin communal menant vers le hameau de Guidon de la commune de Roberval.

Environnement

Rhuis entre dans le parc naturel régional Oise-Pays de France pour la totalité de son territoire.

La ZNIEFF type 1 n° national 220005064 « Vallons de Roberval et de Noël-Saint-Martin » protège les parties boisées du territoire communal à l'est de la vallée du Rouanne.

Une partie de cette ZNIEFF entre en même temps dans le site naturel inscrit de 15 ha du parc du château de Roberval, ainsi que le secteur est de ce parc qui se situe en effet sur la commune de Rhuis. En outre, l'ensemble de la commune de Rhuis fait partie du vaste site inscrit de la vallée de la Nonette (inscription par décret du 6 février 1970).

Ce site inscrit a préfiguré le parc naturel régional, son découpage étant à peu près identique avec la partie du parc située dans l'Oise.

Toponymie

La localité a été dénommée Reis-Villa en 1060, Ruys en 1362, Rhuy en 1450, Ruys-en-Vallois en 1486, Ruys-les-Verberie en 1591 et Ruy en 1610

Histoire

Rhuis, situé dans la vallée de l’Oise sur les pentes de la montagne de VerberIe était un lieu de passage important à l’époque gallo-romaine, et on a découvert de nombreux objets de cette époque, notamment au Mont-Catillon.

Le village a été marqué par :

  • la Grande Jacquerie de 1538 ;
  • une épidémie de peste en 1636, qui décima la population ;
  • le 21 décembre 1822 un incendie ravagea le quartier sud-est.

Selon Louis Graves, « La seigneurie de Rhuis et celle de Bacouel qui formait un fief distinct, appartenaient, dans le seizième siècle, au sieur Jean-François de la Roque, l'un de ceux que François Ier envoya au Canada-pour conserver cette nouvelle possession à la France. Il revint sans fortune de son expédition, et ses propriétés, mises en décret, furent adjugées à la maison de Madaillan. Rhuis était, dans le dix-huitième siècle, au prince de Soubise , qui y avait justice haute, moyenne et basse ».

Avant 1900 on comptait deux moulins sur le rû de Rouanne. Un moulin à tan démoli en 1825, servait pour l'armée pendant la Révolution française. À cette époque, le village était marqué par la fabrications de chaussures et la présence de bûcherons, vignerons et maraîchers qui faisaient « commerce de fruits rouges, ressource principale du pays »,.

En 1900 existaient deux auberges et deux moulins. En 1934 le village disposait d'un café-épicerie et d'un menuisier.

En 2001, le village était dépourvu de commerce et d’artisanat.

GIUSEPPE ZANOTTI CRUDELIA

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

La commune se trouve dans l'arrondissement de Senlis du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la quatrième circonscription de l'Oise.

Elle fait partie depuis 1801 du canton de Pont-Sainte-Maxence. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est toujours membre, est modifié, passant de 13 à 23 communes.

Intercommunalité

Rhuis est membre de la communauté de communes des pays d'Oise et d'Halatte, créée fin 1997.

Politique locale

La création d'une commune nouvelle qui aurait regroupé Roberval, Villeneuve-sur-Verberie et Rhuis a été étudié en 2016. Ce projet a été abandonné en février 2017, en raison de la grande complexité de ce régime, de l'absence d'intérêt pour la commune et du risque de perte d'identité du village.

Liste des maires

Population et société

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004.

En 2018, la commune comptait 138 habitants, en diminution de 2,13 % par rapport à 2013 (Oise : +1,44 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (11,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 27,5 %, 15 à 29 ans = 10,1 %, 30 à 44 ans = 31,9 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 10,1 %) ;
  • 51,7 % de femmes (0 à 14 ans = 28,4 %, 15 à 29 ans = 14,9 %, 30 à 44 ans = 24,3 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 12,2 %).

Enseignement

Les enfants de la commune sont scolarisés dans l'école intercommunale Gilles-Personne-de-Roberval à Roberval.

En 2011, elle accueillait 18 enfants de la commune.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Rhuis compte deux monuments historiques sur son territoire.

  • Église Saint-Gervais-Saint-Protais (classée monument historique en 1894) : Construite en deux étapes au milieu et à la fin du XIe siècle, avec plusieurs remaniements ultérieurs, elle se présente de nouveau dans son austérité de la période romane depuis la restauration des années 1970.
Une stèle funéraire de l'époque mérovingienne remployée dans une fondation et de nombreuses sépultures découvertes dans le sous-sol indiquent une occupation très ancienne du lieu.
La nef non voûtée comporte deux bas-côtés à quatre travées, dont seulement la quatrième travée est voûtée. Les bas-côtés s'ouvrent sur la nef par des arcades dont les impostes simplement décorées de motifs de ligne brisée représentent les seuls éléments sculptés de l'intérieur. En effet, il n'y a ni colonnes, ni chapiteaux. Au-dessus de chaque travée, la nef comporte une fenêtre en plein cintre, tandis que les bas-côtés ne sont pourvus que de deux fenêtres chacun. Le chœur s'ouvrant par un arc triomphal est nettement désaxé par rapport à la nef. Il se compose d'une première travée carrée qui correspondant au chœur primitif, et d'une abside en hémicycle ajoutée à la fin du XIe siècle.
À la même époque, les quatrièmes travées des bas-côtés furent voûtées pour recevoir les clochers, dont l'église était initialement dépourvue (ressemblant alors à l'église de Sarron). Seul le clocher nord subsiste ; quant au clocher sud, dont l'existence ne peut être prouvée, il a dû disparaître vers 1125/1130. (Par ailleurs, une abside a été construite dans le prolongement orientale du bas-côté nord au milieu du XIIe siècle ; elle a disparu également. La sacristie, probablement du XVIIIe siècle, occupe sa place.)
Le clocher carré donne une impression d'élégance et de légèreté ; ses trois étages de baies au-dessus du rez-de-chaussée sont construits en pierres d'appareil et coiffés par une pyramide de pierre. Le premier étage ne présente qu'une seule grande baie plein cintre de chaque côté, alors que les étages supérieurs sont percés de baies gémelées. Les contreforts s'arrêtent dès la fin du second étage, permettant de décorer les angles du dernier étage de colonnettes.
Le portail, sur la façade occidentale, est le plus ancien portail à gable conservé dans le nord de la France. Le tympan sous l'arc de décharge est nu ; il est surmonté par une archivolte décoré de trois tores. Les angles internes des piedroits sont formés en colonnettes couronnées par des chapiteaux assez simples,.
  • Menhir dénommé « la Demoiselle de Rhuis » ou « la Pierre de Rhuis » non loin de l'Oise, dans un champ, près du GR 12 (inscrit Monument historique en 1982) : Cette pierre levée de trois mètres de haut est la dernière rescapée d'un ensemble mégalithique connu comme « les Demoiselles de Rhuis », ayant compté au moins six exemplaires, d'après des témoignages de 1764. Seulement deux menhirs subsistaient à la Révolution, dont un fut cassé en 1793.

On peut également signaler :

  • Ancien moulin à huile du Joncquoy, au carrefour du chemin de Catillon avec le chemin du Joncquoy vers la RD 100 : Autour du calvaire au carrefour des chemins, se regroupait jadis un hameau qui, au début du XVIIIe siècle, était aussi grand que le hameau de Rhuis (Ruy) de lors. Tandis que le village s'est agrandi depuis, le hameau du Joncquoy s'est réduit à trois maisons en plus de l'ancien moulin.
Alimenté par le ruisseau du Rouanne avec deux autres moulins sur la commune, l'ancien moulin et ses bâtiments annexes sont bien conservés et ont peu évolué depuis la transformation en habitation. L'utilisation comme moulin à huile remonte au moins jusqu'en 1690 ; auparavant, on y extrayait la filasse du chanvre.
  • Kiosque du belvédère du mont Catillon, au sommet de la butte : petit bâtiment ruiné de la forme d'un temple rond, construit en calcaire. Huit colonnes supportent une coupole. C'est un endroit romantique qui a attiré de nombreux visiteurs quand la vue fut encore dégagée, mais aujourd'hui, la végétation a envahi toute la butte et le kiosque avec.
  • Deux calvaires au Joncquoy (croix en pierre) et sur la petite place de Rhuis (monument en pierre avec croix en fer).

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Bibliographie

  • Abbé Eugène Morel, « Le dénombrement de la terre de Rhuis et de Saint-Germain-lès-Verberie (Oise) vers 1390 », Comité archéologique de Senlis  : Comptes-rendus et mémoires, 2e série, t. VIII,‎ 1882-83, p. 139-210 (lire en ligne, consulté le ), lire en ligne sur Gallica.
  • Louis Bardon, « Esquisse d'une histoire de Rhuis », Revue archéologique de l'Oise, nos 11-2 « Rhuis depuis la préhistoire »,‎ , p. 26-33 (ISSN 2104-3914, DOI https://doi.org/10.3406/pica.1978.1093, lire en ligne, consulté le ), disponible sur Persée.
  • Jean-Claude Malsy, Hervé Margot et Marc Durand, « Les fouilles archéologiques dans l'église de Rhuis », Revue archéologique de l'Oise, nos 11-2 « Rhuis depuis la préhistoire »,‎ , p. 34-40 (ISSN 2104-3914, DOI https://doi.org/10.3406/pica.1978.1094, lire en ligne, consulté le ), disponible sur Persée.
  • Dominique Vermand, « L'église de Rhuis, sa place dans l'architecture religieuse du bassin de l'Oise au XIe siècle », Revue archéologique de l'Oise, nos 11-2 « Rhuis depuis la préhistoire »,‎ , p. 41-62 (ISSN 2104-3914, DOI https://doi.org/10.3406/pica.1978.1095, lire en ligne, consulté le ), disponible sur Persée.
  • Annie Jaussaud-Journa, « La population de Rhuis au XVIIe et jusqu'au milieu du XVIIIe siècle », Revue archéologique de l'Oise, nos 11-2 « Rhuis depuis la préhistoire »,‎ , p. 63-71 (ISSN 2104-3914, DOI https://doi.org/10.3406/pica.1978.1096, lire en ligne, consulté le ), disponible sur Persée.
  • Jean-Marc Popineau, Jean-Pierre Renard (préface) et Joëlle Burnouf (avant propos), « La formation d'un paysage au bâti semi-dispersé, de l'antiquité à la fin du moyen âge. », Revue archéologique de Picardie, no spécial 24 « L'homme et le hameau dans le val du Rouanne (Oise) »,‎ (ISSN 2104-3914, lire en ligne, consulté le ), disponible sur Persée.

Articles connexes

  • Liste des communes de l'Oise

Liens externes

  • Site de la mairie
  • Rhuis sur le site de l'Institut national de l'information géographique et forestière
  • « Dossier complet : Commune de Rhuis (60536) », Recensement général de la population de 2016, INSEE, (consulté le ).
  • « Rhuis », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales (consulté le ).

Notes et références

Notes

Références

  • Portail de l’Oise
  • Portail des communes de France

Rhuis


Langue des articles




Quelques articles à proximité